Photographies numériques tirages jet d’encre.
6 exemplaires numérotés et signés au dos.
Format 100 cm. x 80 cm. et 120 cm. x 96 cm.
Montées sur aluminium, sans cadre, sans vitre.
Cyril Bourdois est agrégé d’arts plastiques,
Docteur en arts et sciences de l’art.
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Ces photographies, commencées en 2005, ont été exposées pour la première fois lors de la Biennale d’art contemporain de Dieppe.
La série Les Fantômes a été imaginée après de multiples déambulations dans le port abandonné de cette ville… Les architectures et les machines délabrées, le silence du désert humain, les bruits sinistres (grincements divers, cris d’oiseaux perdus, papiers qui volent dans le vent… ) ont progressivement instillé l’idée que des fantômes hantaient le lieu. Passée de pratiquement 5000 travailleurs investis quotidiennement dans diverses tâches (marins, dockers, manutentionnaires… ) à 7 employés en charge de sa sécurité, la zone portuaire a connu une chute bouleversante de son activité : la mort a rapidement chassé la vie.
Après cette série, constituée de montages infographiques, d’autres questionnements se sont manifestés quant à la place de l’homme dans l’histoire de son environnement, sortes de vanités où la durée de la vie interroge la vacuité de certains comportements, la superficialité de certains actes, l’inutilité de certains gestes…
Les Clowns est une tentative de détournement dérisoire dont les acteurs pathétiques sont des autoportraits.
« Je trouve absolument troublant le rapprochement (…) entre la présence matérielle, sociologique, humaine...des lieux dans leur histoire paysagère et les figures humaines. J'aime beaucoup l'ambiguïté entre le réalisme des lieux et la présence flottante et improbable des figures. Etrange aussi l'absence de nostalgie ou de mélancolie dans ces lieux d'une histoire passée. Ce que j'ai ressenti est l'idée d'un peuple qui a disparu, qui s'est effacé en laissant derrière lui ses outils, ses espaces et ses sites, et dans cette entropie généralisée, des figures inoffensives – l'idée d'une nouvelle humanité – viennent, non pas peupler, mais révéler ces espaces. »
Alain Marsaud
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